dimanche 9 juillet 2017

L'InstantMusique #16 : "Hoochie Coochie" (Band of Skulls)

Remettre en route ce blog, c'est aussi reprendre des rubriques pour partager des découvertes. Ce dimanche, c'est le clip Hoochie Coochie des Band of Skulls.

Extrait de l'album Hymalayan sorti en 2014 (oui, l'avantage des pauses sur-prolongées, c'est que je peux aussi sortir du placard des découvertes plus vraiment neuves...), cette vidéo est l'oeuvre d'Änders Rostad, réalisateur installé aux Etats-Unis et qui a aussi signé (entre autres) un clip de Nicole Scherzinger.



Pourquoi j'aime cette vidéo? Parce que son concept, tout simple, n'en demeure pas moins très efficace et remarquablement exploité. Je pense parfois à écrire une histoire qui reprend cette idée, comme l'épisode Hindsight, dans la saison 9 d'Urgences.

Je ne sais pas si je le ferai un jour, mais typiquement, ce genre de créations est une agréable piqûre de rappel pour s'y mettre pour de bon, peut-être.

Bien à vous,
Benny

vendredi 7 juillet 2017

Les semaines de mon sac à dos

Ce n'est pas parce que le temps s'emploie à jouer avec votre planning que vous devez abandonner toute envie de planifier. C'est ce que je me suis dit cette semaine au moment d'envisager l'été qui débute.

Si je pense que je peux très officiellement m'asseoir sur l'idée de prendre de vraies vacances, avec un repos qui s'inscrit dans la durée, j'ai décidé cependant d'avancer. En me fixant différents objectifs pour les mois à venir.

Au programme, ces prochaines semaines, donc:

Un bref retour à BennyCity, du 24 au 28 juillet. Pour l'anniversaire de ma mère, le petit tour chez le médecin de mon père, mais avant de repartir travailler tout le week-end dans la Grande Méchante Ville.

Trois jours à Brest, du 1er au 3 août. Pourquoi? Pourquoi pas. Ca fait sept ans que j'ai pas pris mon sac, mes pompes et ma playlist longue comme le bras pour marcher, découvrir et réfléchir (et moins parler. Si, si: ça m'arrive). Cette année, on va remettre ça.

Un 2e retour à BennyCity, après le 20 août. Pour assister à un mariage et à l'anniversaire de mon père.

Un court séjour en Drôme provençale, début septembre. Pour redécouvrir un joli coin visité il y a dix ans pour un reportage à la BennyCorp... et se faire une petite résidence d'écriture. Tout ça, dans une petite maison située au coeur d'un village de 300 habitants.

Enfin, cerise sur le gâteau, je pense très sérieusement me rendre à Montréal, début octobre. Parce que j'ai très envie de découvrir cette ville... et que je peux le faire, a priori.

Franchement, comme programme, on a vu pire. Et puis c'est bien, parfois, d'esquisser des perspectives.

Bien à vous,
Benny

lundi 3 juillet 2017

"Faut bien s'y faire..."

Ce mois-ci, mon père va passer un scanner pour son coeur. Suivi depuis maintenant une douzaine d'années par un cardiologue, le spécialiste veut contrôler quelque chose au niveau de son aorte. A priori, pas de quoi s'alarmer puisqu'il ne doit pas revoir le médecin en question avant la fin juillet.

Mais comme me l'a dit une personne qui compte, vous pouvez tout à fait aborder une question sensible d'un point de vue rationnel et nourrir une angoisse. Je crois que c'est mon cas.

L'année 2016/2017, dont j'ignore encore quand elle s'achèvera, a été une des plus intenses de ma vie d'adulte. Peut-être la plus intense. Notamment sur le plan professionnel parce que j'ai eu (et j'ai encore) de nombreux défis à relever. Et peu de vacances pour souffler.

Peu de vacances, ça veut dire être loin de BennyCity. Être loin de mes amis et de mes parents. Et le temps file tellement vite que résonne en moins l'echo inquiet d'un regret à venir. Celui de ne pas avoir profité assez de Papa et de Maman. Une peur qui, je crois, habite tous les enfants.

Comme un aveu, dans un souffle


Ce sentiment n'a pas faibli ces derniers jours, bien au contraire. Je pense que mes parents aussi oscillent entre le rationnel et l'émotionnel. Même mon père, ce fameux héros en slip dont je suis fier.

La semaine dernière, au téléphone, je lui ai demandé comment il vivait la perspective de cet examen. Autant je sais ma mère capable d'exprimer ses angoisses, autant mon père m'a toujours semblé entravé, pénalisé, à ce niveau.

A ma question, il a répondu "Oh, faut bien s'y faire...". Une pure remarque de ce fils de la Terre, aussi pudique que sa mère. J'y ai pourtant perçu un soupçon d'interrogation. Etait-ce un ricochet des miennes ou l'expression pudique d'une peur voilée? Je n'en sais rien. Mais à l'autre bout de la ligne, j'étais ému.

Bien à vous,
Benny

PS: J'ignore si (ou combien de temps) ça durera, mais ça fait du bien d'écrire à nouveau de ce côté-ci du net. Spécifiquement pour cerner avec des mots des moments comme ceux-là. 

samedi 1 juillet 2017

Boucler la boucle

Ce blog devait raconter, regrouper, abriter mes pensées de trentenaire. Depuis quelques années, je l'ai laissé de côté. Pas toujours parce que je n'avais plus rien à dire mais parce que je manquais de temps, parfois d'envie.

A d'autres moments, j'ai aussi eu envie de replonger. En 2015, en quittant le Daily Mars par exemple. Et puis pErDUSA m'a fait une proposition impossible à refuser: ma culture et mon goût des séries doit beaucoup à ce site, donc c'est une vraie fierté d'être avec cette équipe.

En ce début de nouveau semestre, je me dis pourtant "Et pourquoi pas?". Toujours à un rythme irrégulier. Toujours pour parler de ce qui me tient à coeur et traverse mes pensées.

La trentaine est toujours d'actualité. Pour quelques mois encore. Alors autant boucler la boucle. Ou essayer.

Content de revenir à la maison.

Bien à vous,
Benny

vendredi 4 janvier 2013

Non, c'est pas fini : "Six", c'est reparti

Nouvelle année. Nouvelle volonté de redémarrer. L'histoire du BennyBlog est ainsi faite. Avec des périodes où l'auteur de ses lignes parvient à appliquer à lui-même une rigueur digne d'un athlète Est-Allemand pendant un 100 mètres dames (comme de janvier à septembre en 2012). Mais aussi avec des périodes de creux abyssaux (comme entre octobre de l'année dernière et aujourd'hui).

Je crois que vous commencez à vous y habituer. Pour le meilleur comme pour le pire. Quand j'y repense, je me dis que j'ai bien fait, dans mon tout premier billet, de mettre que la publication des posts serait "irrégulomadaire"...

Cette fois-ci, un peu comme les autres fois, c'est le manque de temps qui m'a empêché de revenir ici plus souvent. A cause du boulot. Et du nouveau projet pour lequel j'essaie de m'investir avec sérieux : le Daily Mars.

Mais je reste, plus que jamais, attaché au Monde de Benny. Pas seulement parce que ça fait cinq ans que je l'ai créé, mais parce que c'est mon espace de liberté. Et que je suis déterminé à le conserver.

Nous revoilà donc parti. Toujours pour parler musique, ciné et séries. Vie de trentenaire aussi. Je ne vais pas vous promettre de grands soirs, ni même à manger ou à boire (un comble, je sais). Mais je compte bien revenir un peu de temps en temps par ici. Pas forcément trois fois par semaine comme à la grande époque, mais avec l'envie de ne pas lâcher.

Bienvenue, donc, dans cette saison 6 baptisée "The Anvil Year". Une année où il y aura peut-être des moments de creux (encore), des passages peut-être pas franchement plus sexy qu'un concert devant une barrique à bière et son beau-frère mais avec l'envie d'avancer. Encore et toujours. Et de tester, de vivre des tas de choses.

Vous embarquez avec moi ?

Bonne année à tous.

Bien à vous,
Benny

dimanche 14 octobre 2012

Le film du mois d'octobre : "Ted"

Pour mon 34e anniversaire, mercredi, je suis allé faire un petit tour dans une salle obscure.
Pour voir un film dont le camarade John Plissken avait dit, il y a quelques semaines, le plus grand bien.

Son titre : Ted, un long-métrage avec Mark Wahlberg, Mila Kunis et Giovanni Ribisi (entre autres).

L'histoire tient tout du conte pour très grands enfants. Elle débute d'ailleurs avec un gamin, la veille de Noël. En 1985, le petit John Bennett est un gosse solitaire. Aucun gamin de son âge ne veut être ami avec lui, même ceux qui se font tabasser (c'est vous dire s'il est seul).

Un ours en peluche, un ours en trop ?

Le matin de Noël, il reçoit de la part de ses parents un ours en peluche au sujet duquel il fait le voeu qu'il prenne vie. Pour que ce dernier devienne son meilleur ami. Ce qui survient le lendemain matin. L'ourson, baptisé Ted, devient vite une star à la maison... et aussi au-delà, puisque ce qui n'est plus vraiment un jouet aime prendre l'air.

Star de télé puis has been, Ted vit aujourd'hui avec John. Qui lui même a une petite amie, Lorie (Kunis, toujours aussi gracieuse dans les films parfois bien gras). Et si tous les trois font une fine équipe, l'heure est venue pour le couple de prendre un virage important.

Tous les deux sont ensemble depuis quatre ans : l'heure n'est-elle pas venue pour eux de prendre un engagement l'un vis à vis de l'autre ? Si tel est le cas, celui qui est en peluche pourrait bien être celui qui est en trop...

Des gags... et surtout 
des mots sur l'immaturité

Sorti tout droit de l'imagination du créateur des séries animées Family Guy et American Dad ! Ted a rencontré un succès aussi énorme qu'inattendu aux Etats-Unis et ailleurs (près de 400 millions de dollars de recettes mondiales). Si ses débuts dans les salles françaises sont plutôt discrets, le film m'a fait l'effet d'un objet assez étonnant.

Etant moi-même un grand enfant, il y avait là beaucoup de choses pour me plaire : de l'humour plutôt lourd (avec les gags qui vont avec), des scènes sorties de nulle part et plein d'idées qui donnent le sourire.

Pourtant, s'il n'y avait eu que cela, je pense que je n'aurais pas vraiment accroché. Même si l'idée de départ (donner une vie à une peluche, et la faire grandir elle aussi... au moins dans ses aspirations) est remarquablement exploitée.

Non, le fait est que ce qui m'a le plus séduit chez Ted, c'est son discours sur l'immaturité. Et surtout sur ce qu'implique le fait de grandir.

En alternant gags bien gras et petites saynètes et réflexions sur le temps qui passe - à ce titre, toute l'animation du personnage de l'ours en peluche est assez fantastique - le film se paie en effet le luxe royal de développer une comédie qui porte sur son sujet un regard plus souvent sensible et sensé que l'on ne pourrait croire. 

L'heure de (se) faire le conte

Et c'est bien ça qui fait tout l'intérêt du projet. Parce que par certains moments, Ted touche vraiment au coeur. Ce qui rend le long-métrage franchement malin.

Comme il s'agit d'un conte, le cheminement des héros respecte une logique bien établie (peut-être un poil trop pour moi, parce que cela escamote les instants les plus intenses, je trouve...) mais cela n'enlève rien au fait que c'est une belle et agréable surprise.



Aussi, si, comme moi, vous êtes un grand gamin, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Bien à vous,
Benny

mercredi 10 octobre 2012

L'album d'octobre (disque A) : "The 2nd Law" (Muse)

Franchement, une année où je ne disparais pas à plusieurs reprises des (web)écrans radar pendant quelques semaines, ce n'est pas concevable.

Alors tant pis pour les Mayas, tant pis si c'est la dernière fois, mais surtout désolé, amis lecteurs, je n'étais pas trop dispo ces derniers temps pour vous donner de quoi lire par ici.

Dans l'épisode précédent, il était question de musique. Pour relancer la machine, j'ai donc décidé de rebrancher le mange-disque, pour parler des aventures musicales de Matthew Bellamy et ses petits camarades.

Un après 
The Resistance attendu...

Sixième album de Muse, The 2nd Law arrive dans les bacs trois ans après The Resistance... et j'avoue que je l'attendais avec une certaine curiosité. Pas parce que je suis un mordu absolu du groupe (je respecte beaucoup son travail mais ce n'est pas ma référence ultime) mais parce que le tournant "popeux" pris avec The Resistance ne m'avait vraiment pas emballé.

Du coup, je me suis très vite demandé si le groupe que j'aimais bien allait devenir super fadasse. A en croire certains critiques, la réponse est "oui" si l'on écoute ce nouvel album.

Sauf que je ne suis pas d'accord.

Personnellement, j'ai bien plus d'atomes crochus avec The 2nd Law qu'avec The Resistance : les combinaisons mélodiques, qui donnent souvent un vrai volume aux compositions, marchent agréablement. En tout cas, pour les premières pistes de l'album. En ce qui me concerne, j'y ai précisément retrouvé ce qui m'avait manqué la dernière fois. Et qui faisait l'intérêt de Black Holes and Revelations ou d'Absolution.




A un moment, je pensais même carrément à Origin of Symmetry. Mais je l'ai réécouté hier soir tout en travaillant et il faut bien se rendre à l'évidence : on ne va tout de même pas trop s'emballer...

Reste donc un album plutôt bien fichu, qui ne renvoie pas forcément à toute la fulgurance qui caractérise le répertoire du groupe du jour, mais qui mérite mieux que des mimiques mièvres ou du dédain.

Bien à vous,
Benny